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observatoire de la défense et de la sécurité

espritcors@ire, lancé le 18 juin 2012, est un réseau d’experts des questions de défense et de sécurité. Ils partagent les mêmes valeurs et les mêmes objectifs: déchiffrer, produire et diffuser de l’information sur ces sujets dans un cadre pluraliste, un esprit de liberté, une optique de débat.

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Flâneries dans les rues de Tunis
où la révolution est à venir

Par Hedy Belhassine, le 13/05/2013

À la Marsa, banlieue chic de Tunis, les limousines sont de retour. En ce dimanche de beau temps, les grands bourgeois s’aventurent au marché. Les propos échangés sont comme les fruits de saison ; sucrés et raffinés. On est entre soit, entre « beldi », entre notables tunisois intactes de mésalliances depuis trois générations. Il y a aussi de très jolies jeunes dames, mais on n’embrasse que leurs enfants. Une pimbêche tient en laisse un sloughi famélique ; même le touriste de passage est ébahi ! Ici, on dépense en dinars mais on compte en euros. C’est donné ! Les mendiants ont le tact de ne jamais réclamer, alors les clients sont généreux.

La Goulette accueille à nouveau les villes flottantes. Chaque matin deux ou trois navires gigantesques déversent pour quelques heures des milliers d’estivants pressés. Des dizaines d’autocars prennent la route de l’excursion programmée : Carthage, le Bardo, les souks…

Sidi Bou Saïd, le village andalou perché face à la mer est pris d’assaut par une chenille de bipèdes. Les boutiques et les vendeurs à la sauvette proposent des « souvenirs made in China ». Le spectacle est affligeant.
Pour faire plaisir à l’ami nous entrons dans l’échoppe que prolonge une superbe demeure encombrée d’objets infâmes. Surprise ! A l’étage, derrière des vitrines de verre, repose une des plus belles collections de poteries et de céramiques du pays. Indifférents à la beauté, les touristes passent sans un regard.
Inquiets pour l’avenir des arts dans le pays d’Hannibal, les propriétaires ont sagement choisi de camoufler ces pièces rares au milieu de pacotilles. Ils y sont à l’abri des vandales.
Sur le port, derrière les yachts qui attendent les beaux jours, les joueurs de cartes fortunés se chamaillent bruyamment en picolant du rouge, en picorant des fèves au cumin.
Hier, sous leurs yeux, un barbu égaré, sans doute un peu allumé, a voulu marcher sur l’eau. Il s’est noyé.

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L’Esprit Corsaire :
Pour la Patrie, en servant autrement…

C’est à l’époque moderne, alors que les principales monarchies d’Europe de l’ouest sont engagées dans un long rapport de force conflictuel, entrecoupé de périodes de paix relative, que les corsaires sont sollicités.

Ainsi, dépositaires d’une Lettre de Course, ou lettre de marque, qui leur aient remise par l’autorité royale, les marins aventuriers, désireux de servir leur pays de manière non conventionnelle, sont autorisés à « courir sus » à tout navire battant pavillon de la nation avec laquelle le « Roy » est en guerre.

René Duguay-Trouin

René Duguay-Trouin

Avec un statut par procuration de militaire (ou paramiliaire), les corsaires viennent ainsi doubler les efforts de la marine de guerre. Ils mènent une guerre navale, faite de coups de main, d’actions audacieuses et spéciales, grâce à des équipages aguerris autant que déterminés. Leur souplesse rompt avec les méthodes académiques de mener les actions navales. Leur combativité, leur agilité leur donnent un avantage psychologique sur des adversaires souvent désorientés par leur audace.

Respectueux du pouvoir, mais guidés par leur propre discipline, les corsaires avaient comme seul avantage, le droit de pouvoir disposer d’une partie de la cargaison de leurs adversaires vaincus.

Saint-Malo dût en partie se renommée à ses corsaires, parmi les plus célèbres desquels on trouve René Duguay-Trouin (1673-1736) et Robert Surcouf (1773-1827).

Baron Robert Surcouf

Baron Robert Surcouf

Le XVIIIe siècel et la première moitié du XIXe siècle constituent l’Age d’or des Corsaires qu’il faut différencier avec les pirates, qui travaillent pour leur propre compte et selon les lois inhérentes à la « société des Frères de la Côte » ; même si l’on a coutume d’associer corsaires et pirates sous le vocable de boucaniers (XVIIe siècle) (en référence à la viande ou au poisson boucanés (fumés) dont ils étaient friands lors de leurs escales dans les Caraïbes, selon les méthodes culinaires des indigènes).

Pascal Le Pautremat


Directeur de la Publication : Yannick de Prémorel.

Directeur délégué de « Défense », 2004-2011, la revue des auditeurs de l’IHEDN (Institut des hautes études de défense nationale).

Yannick de Prémorel, Directeur de la publication


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